À l’avenir – 2

3 octobre 2017

J’aimerais croire qu’après l’été exceptionnellement sec qu’on a eu, et qui suivait un hiver sec, la situation ne peut plus se présenter en des termes aussi extrêmes. Et somme toute, comme ça s’est relativement bien passé, comme – malgré les nombreux allers-retours au captage, et les déficits d’arrosage en pleine période de production et d’accueil touristique accaparant (et alors que les douleurs physiques de ma compagne lui plombaient particulièrement le moral) – j’ai su faire face, je suis resté debout… J’aimerais croire – maintenant que bien que la sècheresse perdure le niveau du ruisseau n’est plus critique – en un avenir, si ce n’est serein, tout du moins dénué d’obstacles qui ne soient pas surmontables aisément. J’aimerais y croire solidement, définitivement, mais j’y crois seulement quand j’y crois.

La pluie, le beau temps – 1

18 septembre 2017

Tous les abrutis conformistes du monde peuvent bien parler de « beau temps » quand le soleil assèche les champs, les rivières, les réserves souterraines au fil des mois sans précipitations dignes de ce nom… Moi, à mon arrivée dans le Jura pour les vacances, je souris à la pluie. C’est peu dire – et pas le moins du monde par esprit de contradiction – que je l’apprécie. Véritablement, et malgré les températures plus qu’automnales, je me sens guérir d’un coup des quatre mois d’aridité qui, me semblait-il à mon départ, commençaient à figer le paysage en un tableau lugubre bien que tout en lumières, dur, désobligeant, presque hostile. Voire angoissant.