En nature – 7

20 octobre 2018

C’est dur d’être en avance sur son temps. Les coulemelles sont de sortie mais n’ont pas encore déployé leur chapeau. Il y a celles – tout de même nombreuses – que je repère malgré leur camouflage chamois passe-partout, et puis celles que je rate, forcément – moins nombreuses, espérons…

C’est dur d’arpenter un pays sans paysans. Les ronces envahissent prés et sous-bois. Je m’y accroche plus ou moins sérieusement. La balade, que je voulais tranquille après une journée de labeur, se transforme en entraînement pseudo-militaire pervers. Mal chaussé de godillots en fin de vie, affaibli et imprudent, je manque de me blesser gravement quand un gros rocher dévisse sous moi…

C’est dur pour les sangliers aussi, que je dérange à plusieurs reprises, et dont la fuite se fait entendre par le bruissement soudain des ronciers où ils se croyaient à l’abri. Sans doute se vengeront-ils en dégommant de nouveau quelques-uns de ces champignons dont ils ne font de toute façon pas consommation…

C’est dur tout ça. Vivement la ville à la campagne !