À l’avenir – 2

3 octobre 2017

J’aimerais croire qu’après l’été exceptionnellement sec qu’on a eu, et qui suivait un hiver sec, la situation ne peut plus se présenter en des termes aussi extrêmes. Et somme toute, comme ça s’est relativement bien passé, comme – malgré les nombreux allers-retours au captage, et les déficits d’arrosage en pleine période de production et d’accueil touristique accaparant (et alors que les douleurs physiques de ma compagne lui plombaient particulièrement le moral) – j’ai su faire face, je suis resté debout… J’aimerais croire – maintenant que bien que la sècheresse perdure le niveau du ruisseau n’est plus critique – en un avenir, si ce n’est serein, tout du moins dénué d’obstacles qui ne soient pas surmontables aisément. J’aimerais y croire solidement, définitivement, mais j’y crois seulement quand j’y crois.

Avec les bêtes – 10

1er août 2017

Le feuilleton devait se clore par le déménagement de ma tente après un mois de camping aux jardins, la clôture a priori retapée comme il se doit désormais. Scène de fin idéale : moi, dormant à nouveau, bienheureux, auprès de l’amoureuse, dans un vrai lit. Mais qui dit feuilleton dit semble-t-il producteurs à l’affût d’une potentielle manne. La fin prendra donc forme de cliffhanger : c’est notre captage au ruisseau, là-haut dans la montagne, que les bestioles ont pris pour terrain de jeu la nuit dernière, privant d’eau par là même les cultures tant convoitées. Tremblons donc en attendant la suite !