Moi, citoyen – 25

11 octobre 2018

Échéances d’État :

AUJOURD’HUI

Du côté des pesticides et de l’agriculture industrielle en général, soyons lucides, ça merde comme il faut. Les effets sont notables sur la santé et la qualité de l’eau, sur la biodiversité. Il faut agir, clairement, au plus vite. Et l’agriculture durable est là : mangez sainement braves gens, soyez responsables, vous avez le pouvoir. Tant qu’il y aura de la demande, l’industrie continuera à mettre de la merde dans les champs et dans vos assiettes, et vous ne pourrez vous en prendre qu’à vous-mêmes. 

DEMAIN

Le GIEC l’a dit, le CO2 c’est le diable. Les graves effets du réchauffement climatique se feront sentir bientôt plus sûrement si l’on ne fait rien. Et vous doutez que l’on agisse ? Voyez pourtant nos grand-messes internationales qui disent à quel point l’on a pris mesure de l’urgence… Laissez faire les experts. Et consommez, c’est tout ce que l’on attend de vous. Mais c’est ce qui fait battre le cœur du pays, pas moins. La croissance n’attend pas, merci pour elle.

APRÈS-DEMAIN

Des efforts sont à faire sur le nucléaire, c’est entendu, et on le fera. Mais en attendant que les déchets posent éventuellement vraiment problème, prenons le temps de se demander quelle alternative valable il y a aux énergies fossiles (diable de CO2). Les renouvelables sont réclamées, vous en aurez. Mais comme carburant pour le moteur de votre niveau de vie, de votre pouvoir d’achat, de votre futur véhicule électrique à la page, si vous n’envisagez que ça, il faudra vous préparer, c’est un fait, à des opportunités fort limitées… Soyez sages !

Moi, citoyen – 19

2 juin 2018

Le bio a bonne presse, mais la presse semble ne pas percuter que les produits bio sont, comme leur dénomination l’indique, les produits de quelque chose, et que cette chose c’est l’agriculture bio. C’est flagrant quand cette presse relaie sans grande distance un des arguments gouvernementaux qui voudrait qu’on n’interdise pas le glyphosate sous trois ans au prétexte qu’il n’y a pas encore d’alternatives à son usage… Alors même que l’agriculture biologique parvient à s’en passer. La scélérate FNSEA est à la manœuvre – pour le compte des industriels du secteur – qui fait tout pour contrarier la prise de conscience populaire et les nécessaires actions politiques à même de braquer les projecteurs sur toutes les autres molécules dégueulasses qu’on ose répandre dans les cultures et la nature, envers et contre toute éco-logique en phase avec la conscientisation à l’œuvre aujourd’hui.

« Faisons confiance aux agriculteurs » ânone le gouvernement, se posant en figure paternelle compréhensive pour se justifier de ne pas avoir légiféré sur la question. Chiche pour la confiance alors, et mort aux lois, police nulle part, amour pour tous, anarchie douce ? Non, pour les choses sérieuses, l’État veille… Mais ici il n’est question que de la nature (c’est à dire tout – ou presque -, c’est-à-dire nous, à qui le dites-vous ?).