Jouissances – 4

10 juin 2018

Les ballots de foin, posés au bout des jardins, ont pris la pluie. Je les ouvre pour pailler les cucurbitacées. Dedans ça moisit, dedans c’est (légèrement) humide et (bien) chaud. Comme une compresse réconfortante à appliquer sur un bobo. Et ça sent encore fort le foin, odeur délicieuse dont je ne peux habituellement guère profiter à cause du rhume d’allergie qui l’accompagne. Ici, il semble que les moisissures et la température ont désamorcé à peu près le potentiel allergène de la chose. Aussi je puis la savourer doublement.