Plantes, compagnes – 1

7 juin 2017

Celles qui piquent.

Le févier d’Amérique, arbre aux touffes d’épines monumentales, offre néanmoins ombre et cosses charnues au bétail. Un feuillu qui se plaît sur nos sols pauvres et peu profonds, c’est une aubaine. Et ça crée de l’humus, et le sol s’enrichit, l’eau y est mieux gardée, l’arbre n’en est que plus beau.

Le yucca, qui craint moins que toutes l’aridité, s’est fait une place de choix en barrières naturelles, et exhibe fièrement aux saisons pas trop sèches, ses hampes de grosses clochettes immaculées pour faire mentir les voix qui le disent austère. On déguste les fleurs avec salade ou en soupe épicée.

La ronce, envahissante jusque dans les jardins en terrasses, où sa présence dans les murets lui garantit une implantation durable, à l’abri de mes tentatives de déracinement. Les ronciers font également de belles barrières naturelles çà et là – garnies de mûres à la saison – dans lesquelles les sangliers font tout naturellement des trouées pour y passer.

L’ortie, la bonne, l’utile, dont on fait partout l’éloge, qu’on a eu en quantité par le passé et qui a reculé. Elle nous manque un peu la précieuse.