En nature – 6

23 septembre 2018

Le premier jour officiel de l’automne va, semble-t-il, donner le signal de la fin de la chaleur estivale : le vent devrait demain nous faire perdre une dizaine de degrés. Mais aujourd’hui c’est encore l’été, le vrai, le bien chaud. Je descends à la rivière avec ma compagne avant qu’il ne soit trop tard pour espérer s’y tremper avec entrain.

J’ai coutume de dire aux vacanciers – fascinés par la beauté sauvage du cours d’eau – que je ne tiens plus particulièrement à m’y baigner, que j’en ai en quelque sorte épuisé le potentiel étant enfant. Pourtant je crois que j’aurais regretté de ne pas y nager au moins une fois cette année, de ne pas convoquer un instant mon enfance en pataugeant – vite fait – au fond de la vallée, seul avec la femme que j’aime, seuls avec la nature. C’est pas si fréquent à si peu de pas.

Les tempêtes de neige du nord de l’Amérique du Nord n’ont pas vocation à m’éloigner plus des baignades en vasques dans les rochers que ne le fait déjà l’hiver français, mais il n’était visiblement pas si évident de m’en convaincre aujourd’hui.