À l’avenir – 2

3 octobre 2017

J’aimerais croire qu’après l’été exceptionnellement sec qu’on a eu, et qui suivait un hiver sec, la situation ne peut plus se présenter en des termes aussi extrêmes. Et somme toute, comme ça s’est relativement bien passé, comme – malgré les nombreux allers-retours au captage, et les déficits d’arrosage en pleine période de production et d’accueil touristique accaparant (et alors que les douleurs physiques de ma compagne lui plombaient particulièrement le moral) – j’ai su faire face, je suis resté debout… J’aimerais croire – maintenant que bien que la sècheresse perdure le niveau du ruisseau n’est plus critique – en un avenir, si ce n’est serein, tout du moins dénué d’obstacles qui ne soient pas surmontables aisément. J’aimerais y croire solidement, définitivement, mais j’y crois seulement quand j’y crois.

Riche ! – 4

25 mai 2017

Mais gardons une once d’amour-propre, et la tête froide : ma richesse en est une qui, contrairement à celle liée à la monnaie (néfaste pour les écosystèmes, éventuellement pour l’économie), ne fait de tort à personne. Et même bien au contraire, puisque d’autres que moi ont le loisir d’en profiter périodiquement (vacanciers, famille, amis, voyageurs volontaires sur les fermes bio…) en demeurant un moment sur le lieu. C’est une médaille qui a son revers dans la somme de travail exigée ou – parce qu’il y a encore bien pire ailleurs à ce propos – aux risques pour l’avenir que fait notamment courir au lieu une possible restriction de l’accès à l’eau par les autorités compétentes. Lieu et activités sont intimement liés, et liés à cela, et ma vie ici aussi naturellement. Et les projets d’avenir également, cela compliquant toute hypothèse d’association avec quelqu’un pour agrandissement, contagion de la beauté, de la verdure, de l’humus porteur de vie aux environs, et relative diversification des activités dans un objectif de complémentarité et de partage au quotidien. Chose dont j’ai besoin, même si l’idée de partager mon grand terrain de jeu et de rêveries avec d’autres a tout pour me terroriser (et ma terreur de se satisfaire quelque part des barrières dressées devant le changement).