En nature – 1

19 avril 2017

Je reste assez longtemps, pour la première fois, proche de l’étron que je viens de poser dans le bois. Assez longtemps pour y voir le nombre inimaginable de mouches de toutes sortes qui s’y bousculent. Cette vie grouillante et enthousiaste, cette vie qui se nourrit du déchet de mon corps, et plus généralement du déchet que la société humaine s’échine à cacher, refouler, refuser de considérer comme potentiellement utile justement… Cette vie m’inspire et m’émeut.

Moi, citoyen – 2

19 avril 2017

Il faudrait donc appeler cela de la communication ? Toutes ces réponses à côté de la plaque, tous ces bottages en touche. Il faudrait donc se satisfaire de ces échanges d’informations biaisés, fuyants, évasifs, partiaux ? Au moins, quand j’écris (à mon sous-préfet, mon Conseil Municipal, la MSA*, la correspondante pour les élus chez Orange, le cinéma, tel fournisseur de matériel espagnol, tel membre de tel groupe, association, collectif…) pour bien choisir mes mots, faire le tour de ma pensée… Au moins quand j’écris, et que je n’ai pas de réponse, tout n’est-il pas plus clair ? Le mépris, la lâcheté, la peur, l’abus de pouvoir, l’absence d’empathie, le classement de mon cas au bas d’une échelle toute subjective, le respect aveugle du protocole que ça révèle n’en sont pas moins difficiles à avaler, mais on aurait presque envie de remercier pour la franchise du geste.

Ma vie d’élu – 2

15 avril 2017

Après réunion du Conseil, le soulagement. D’avoir réussi principalement à m’exprimer malgré la cacophonie ambiante (que le maire, quelle gageure, arrive même à entretenir seul la plupart du temps). Dois-je m’en satisfaire ? Dois-je m’en inquiéter ? Car, à la vérité, si j’ai été écouté un peu, c’est pour mieux ne pas être entendu du tout.

Moi, citoyen – 1

11 avril 2017

Je suis sans doute de la première génération de ceux qui ne savent plus forcément quelle sorte de commerce chercher (Droguerie ? Quincaillerie ? Si tant est qu’il en existe encore) quand ils ne veulent qu’une poignée d’éponges, et pas se fader la queue aux caisses du supermarché.

Ma vie d’élu – 1

10 avril 2017

L’écologie, la culture, même pour une poignée d’habitants, même sans budget mirobolant : à envier le dynamisme municipal de la commune d’à côté, je me prends à rêver d’y être élu plutôt qu’ici. Et je reporte la faute de ma timidité au sein de mon équipe sur le caractère et les idées des autres conseillers. La politique est une lutte de fond, ici comme là-bas sans doute, ici-bas comme tout en haut. Moi je suis un piètre lutteur, bien fainéant, trop rêveur… Juste impatient ?

Le pays – 1

10 avril 2017

Cette ambivalence toute cévenole qui nous fait convenir, avec le voisin de forêt, que ces montagnes ont besoin de bras pour y vitaliser le paysage, et qui nous fait craindre toute entreprise d’installation, motif de dérangement – ou d’alter-rangement – forcément.