Plantes, compagnes – 5

30 mars 2018

Celles qui fertilisent.

La vesce et la féverole sont des fabacées, dites autrefois, et encore fort souvent, légumineuses. La plupart des représentantes de cette famille merveilleuse (où l’on trouve aussi pois et lentilles, soja et haricots) donnent des graines consommables et source de protéines. Non moins notable est leur capacité à pousser sur des sols pauvres, expertes se montrent-elles à produire leur propre azote nourricier en sous-sol. Et si l’on ne laisse pas la plante arriver à maturité et consommer toute sa production fertilisante, voici qui est gagné pour la terre et les futures cultures qui s’y trouveront. Aussi ces plantes qu’on dénomme « engrais verts » seront coupées à plusieurs reprises en sortie d’hiver, déracinées enfin, et partiellement enfouies, avant de prétendre y cultiver des légumes.

Le seigle est une poacée (céréale) qui convient bien aux sols acides de nos contrées et fournit un couvert végétal abondant. Cette végétation, en tant que matière organique fraîche, est, comme celle des fabacées, gage de fertilisation du sol lorsqu’elle s’y décompose. Voilà qui rend moins dépendant aux apports fertilisants venus de l’extérieur, et notamment à ceux issus de l’élevage (fumier composté) dont il semble néanmoins très compliqué – et pas forcément souhaitable – de se passer tout à fait.

Les engrais verts ont également pour prérogative de protéger le sol, la faune et les champignons qui y demeurent (nécessaires à la bonne assimilation par les plantes des nutriments de la terre) des intempéries hivernales, et d’empêcher l’érosion d’y sévir.

Dans d’autres conditions, à certaines fins et à d’autres moments de l’année, il pourra être semé des brassicacées (crucifères ou famille des choux, navets, moutarde…) ou des chenopodiacées (famille des épinards, de la quinoa…), des polygonacées (sarrasin) et des fleurs mellifères pour faire plaisir aux abeilles.

Auteur : zazar

Après des études dédiées à l’illustration et quelques années de pratique de la bande dessinée, je me réinstalle fin 2008 sur la petite ferme écolo (en AB et sous mention Nature et Progrès) où j’ai grandi, dans les Cévennes. Mes parents y avaient élu domicile en 1973, achetant alors une ruine et un terrain envahi par les pins. 40 ans plus tard, ils peuvent me léguer un lieu habitable, vivant, agréable… Une petite oasis de verdure isolée au cœur d’une forêt plutôt aride, et un outil de travail efficient – quoiqu’un peu brinquebalant. Ainsi, en 2013, je reprends officiellement l’activité agricole de mes illustres géniteurs qui ont déménagé dans la bourgade avec services la plus proche. Je suis accompagné par ma compagne dans nos activités de cultures (fruits et légumes), de petit élevage, de valorisation de ces productions en cuisine (dans des foires bio et à la ferme) et d’Accueil Paysan en camping et chambres. Une bande dessinée dédiée à nos premières années paysannes, le « Carnet de Cambrousse », est à paraître. Le JOURNAL PAYSAN, lui, tout de texte, et sans doute plus intime, prend la suite de la BD, mais peut s’appréhender sans l’avoir lue. J’ai 37 ans quand je le démarre, le 8 avril 2017.