Chère lectrice, cher lecteur – 2

25 décembre 2017

Pardonne-moi si ça m’échappe, pardonne-moi s’il m’arrive de me laisser aller une fois, moi aussi, comme cela se fait un peu partout, à parler de la protection de l’environnement : cette notion hypocrite qui semble avoir été pensée sur mesure pour qu’on oublie que si la nature est en danger ça nous regarde assurément puisqu’elle ne fait pas que nous environner ; puisque même s’il serait idiot de nier que la culture fait de nous des êtres humains, nous sommes néanmoins – oserais-je dire avant tout ? – partie intégrante de la nature. Merci par avance de ton indulgence en cas d’écart par inattention de ma part.

Mais s’il te plaît, si au grand jamais je devais, ne serait-ce qu’une fois, en appeler à sauver la planète ou bien, pire, le climat (!), ne me rate pas. Prends ta plus belle plume et (comme je ne doute pas que tu le fasses déjà à destination de tous les journalistes paresseux qui manient les lieux communs plus ou moins rationnels comme Trump tweete ses trucs toc) trempe-la dans l’encre de ta vindicte la plus légitime pour me condamner illico presto à la damnation sur terre pour les semaines des semaines, amen.

Bien à toi.

Auteur : zazar

Après des études dédiées à l’illustration et quelques années de pratique de la bande dessinée, je me réinstalle fin 2008 sur la petite ferme écolo (en AB et sous mention Nature et Progrès) où j’ai grandi, dans les Cévennes. Mes parents y avaient élu domicile en 1973, achetant alors une ruine et un terrain envahi par les pins. 40 ans plus tard, ils peuvent me léguer un lieu habitable, vivant, agréable… Une petite oasis de verdure isolée au cœur d’une forêt plutôt aride, et un outil de travail efficient – quoiqu’un peu brinquebalant. Ainsi, en 2013, je reprends officiellement l’activité agricole de mes illustres géniteurs qui ont déménagé dans la bourgade avec services la plus proche. Je suis accompagné par ma compagne dans nos activités de cultures (fruits et légumes), de petit élevage, de valorisation de ces productions en cuisine (dans des foires bio et à la ferme) et d’Accueil Paysan en camping et chambres. Une bande dessinée dédiée à nos premières années paysannes, le « Carnet de Cambrousse », est à paraître. Le JOURNAL PAYSAN, lui, tout de texte, et sans doute plus intime, prend la suite de la BD, mais peut s’appréhender sans l’avoir lue. J’ai 37 ans quand je le démarre, le 8 avril 2017.