Avec les bêtes – 6

7 juillet 2017

Tandis que spectaculairement, la vieille chatte meurt dans un geyser de pus – son kyste sur le crâne ayant soudainement crevé – les sangliers, eux, bravent la mort en faisant un boucan de tous les diables en croquant les prunes, avec leurs noyaux, à deux pas de la maison. Mais on ne chasse pas à cette période de l’année… et surtout pas moi. Alors je leur fais peur, me tenant néanmoins prêt à cueillir un marcassin si l’occasion se présente. Et elle se présente quand l’un de ces énergumènes se coince dans un grillage. Je n’ai qu’à me pencher pour m’en saisir, mais la peur d’une morsure me fait hésiter et donne le temps au chanceux de s’enfuir. Le lendemain, sa fratrie rôde de nouveau à deux pas de là.

Auteur : zazar

Après des études dédiées à l’illustration et quelques années de pratique de la bande dessinée, je me réinstalle fin 2008 sur la petite ferme écolo (en AB et sous mention Nature et Progrès) où j’ai grandi, dans les Cévennes. Mes parents y avaient élu domicile en 1973, achetant alors une ruine et un terrain envahi par les pins. 40 ans plus tard, ils peuvent me léguer un lieu habitable, vivant, agréable… Une petite oasis de verdure isolée au cœur d’une forêt plutôt aride, et un outil de travail efficient – quoiqu’un peu brinquebalant. Ainsi, en 2013, je reprends officiellement l’activité agricole de mes illustres géniteurs qui ont déménagé dans la bourgade avec services la plus proche. Je suis accompagné par ma compagne dans nos activités de cultures (fruits et légumes), de petit élevage, de valorisation de ces productions en cuisine (dans des foires bio et à la ferme) et d’Accueil Paysan en camping et chambres. Une bande dessinée dédiée à nos premières années paysannes, le « Carnet de Cambrousse », est à paraître. Le JOURNAL PAYSAN, lui, tout de texte, et sans doute plus intime, prend la suite de la BD, mais peut s’appréhender sans l’avoir lue. J’ai 37 ans quand je le démarre, le 8 avril 2017.